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Le pélican frisé



Le pélican frisé

Pélican frisé du zoo de Pessac (photo webnature 2009)

Le pélican frisé est sans doute l’un des oiseaux nicheurs les plus grands et majestueux en Europe. C’est le plus grand des pélicans, il mesure en moyenne 160 à 180 cm de longueur et a une envergure qui peut dépasser 3 m. Avec un poids moyen de 11,5 kg c’est l’un des oiseaux de vol les plus lourd du monde. Le pélican frisé diffère du grand pélican blanc par ces plumes bouclées sur la tête, des pattes grises et un plumage gris-blanc (plutôt que d’un blanc pur pour le pélican commun). Il a une mandibule inférieure rouge dans la saison de reproduction. Les jeunes pélicans frisés sont gris et n’ont pas la tache rose caractéristique des jeunes pélicans blancs. Ce dernier a également rémiges plus sombres.

grand pélican blanc

Ne pas confondre avec le grand pélican blanc (photo webnature 2009)

Ce pélican migre sur de courtes distances. En vol, c’est un oiseau très élégant qui se déplace en groupes volant de façon synchronisée. Le cou est replié en vol pour soulager le poids du bec.

Le pélican frisé se nourrit principalement de poissons, qu’il pèche en utilisant son grand bec pour aspirer de grandes quantités d’eau. Il se nourrit également d’autres petites espèces des zones humides comme les crustacés, les batraciens et de petits oiseaux.

La tête du pélican frisé

La crête caractéristique du pélican frisé (photo webnature 2009)

Le pélican frisé est classé comme espèce vulnérable en raison de sa faible population européenne, qui est concentrée sur seulement quelques sites. La population européenne du pélican frisé comporte deux sous-populations importantes (environ 700 couples en Grèce et autour de 400 couples en Roumanie) qui sont les derniers bastions de l’espèce hors de l’ancienne Union soviétique, où leur population diminue de façon importante ces dernières décennies. En Roumanie, toutes les colonies sont situées dans la Réserve de biosphère du Delta du Danube.

Les principaux facteurs qui ont causé la diminution de l’espèce au 20ème siècle ont été le drainage des zones humides, la destruction des colonies par les pêcheurs, la chasse illégale et la collision avec les lignes électriques. De nouvelles menaces ont surgi récemment, y compris les troubles aux sites de repos causés par les touristes, les ornithologues et les photographes, et la persécution en raison de la concurrence avec les pêches commerciales au cours des période de reproduction, de migration ou d’hivernage. Localement, l’érosion par l’eau, les tempêtes et les inondations ou encore la prolifération de roseau et la disparition des petites îles flottantes peuvent menacer les colonies.